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COP29 : Accord controversé sur le financement climatique, l’Inde hausse le ton

conférence cop29 à bakou des débats sous tension

Financement climatique : pourquoi l’accord de Bakou divise ?

L’accord final de la COP29, tenu à Bakou, a laissé un goût amer à de nombreux participants. Alors que les pays riches se sont engagés à fournir 300 milliards de dollars annuels aux pays en développement d’ici 2035, cette somme reste bien en deçà des attentes. Les nations du Sud, menées par l’Inde, dénoncent un montant « dérisoire » pour financer leur transition énergétique et faire face aux catastrophes climatiques.

L’Inde en première ligne : une contestation ouverte

Chandni Raina, représentante indienne, a exprimé sa frustration lors de la conférence, qualifiant l’accord de « terriblement faible ». Selon elle, le montant proposé ne reflète ni l’urgence climatique actuelle ni les principes de justice climatique.

Une fracture Nord-Sud toujours plus marquée

L’idée d’inclure des pays comme la Chine ou les États du Golfe parmi les principaux contributeurs a été balayée. L’accord invite simplement ces nations à effectuer des contributions volontaires, une option jugée insuffisante par les nations les plus vulnérables.

Le rôle des énergies fossiles, un tabou persistant

Alors que la COP28 avait intégré des mentions explicites pour une sortie progressive des énergies fossiles, la COP29 s’est achevée sans aucune mesure ambitieuse dans ce sens. Cette absence est perçue comme une victoire pour les producteurs de pétrole et de gaz, au détriment des engagements climatiques mondiaux.

Des avancées en demi-teinte sur la finance climatique

L’accord prévoit néanmoins de tripler les financements multilatéraux destinés aux nations les plus pauvres d’ici 2030. Une mesure saluée par certains, mais jugée insuffisante face aux défis environnementaux croissants.

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